INTERVIEW: OLIVIER DASSAULT
A quel occasion avez-vous réalisé votre première photographie ?
A-t-elle un lien avec la dernière ?
Lors d'un voyage en Grèce, à 7 ans, j'ai photographié une statue d'Apollon à l'Instamatic.
La dernière est un protrait de mon fils qui sourit. Rien n'est plus beau dans la vie que le
visage d'un enfant qui rit. Le lien, c'est la beauté. Saule la beauté me guide, tandis que
certains conservateurs de musées d'art moderne nous imposent des monstruosités.
Vous êtes né dans un univers industriel, comment votre sensibilité artistique a-t-elle pu se
développer ?
Contre l'avis de votre famille ?
Grâce à elle ?
"Un avion ne peut voler que s'il est beau", cette maxime de mon grand-père, devenu légendaire,
a été et reste mon guide, montrant que l'art et l'industrie peuvent se côtoyer et sont même
en harmonie. A cela s'ajoute que mon grand-père me commanda des couvertures pour "Jours de
France". Il a tellement aimé l'une d'elles - des jeunes filles en fleurs, styles Hamilton mais
en net... - qu'il alla lui même la signer de mon nom à l'imprimerie alors que j'était retenue
à l'école de l'air.
Quels sont vos projets ? Un livre ? Un voyage ?
Un nouveau livre bien sûr, des nouveaux voyages toujours.
Dans "Madame Figaro" du numéro d'Octobre.